Nouvelle Lune du Sagittaire 2011
La Nouvelle Lune du Sagittaire a lieu le 25 novembre 2011 à 06h 10mn en temps universel, à 2° 37’ du signe. Elle est en trigone à Uranus, en carré à Mars et à Chiron, et en quinconce à Jupiter. Il s’agit d’une éclipse solaire au Nœud Nord, encore assez large (visible seulement dans l’Antarctique). A part le fait que la Lune soit conjointe au Soleil, évidemment, elle montre globalement les mêmes configurations que l’entrée du Soleil en Sagittaire présentait trois jours avant.
A part une chose : Mercure est devenu rétrograde, pour une vingtaine de jours. Il va ainsi retourner sur ses pas, croisant à nouveau le chemin du Nœud Nord, presque jusqu’au début du signe, là où se tient cette Nouvelle Lune. Une sorte de révision de la leçon du Sagittaire pour lui, permettant probablement de réajuster les visions et les idées. Ce qu’il y a à réajuster, c’est notre alignement vibratoire avec les énergies spirituelles de notre être profond – et réel.
L’énergie bouge tellement fort en ce moment, que si nous en percevons une dimension significative, avec laquelle nous pouvons nous aligner avec joie dans nos états privilégiés, il y a aussi une grande part de nous-mêmes qui reste à la traîne du changement, et peine à suivre son ascension. Cette part plus lourde et lente à la mutation stagne dans nos circuits cérébraux, ce sont les empreintes énergétiques de nos champs neuronaux, qui ont tendance à tourner toujours sur les mêmes synapses et répéter le même manège. Ce n’est pas une image, c’est une réalité physiologique… neuropsychologique. L’apprentissage par les expériences a créé des circuits pré-câblés et ce sont eux qui amènent le fonctionnement « par défaut » pour nos pensées et nos émotions. Ainsi nous reproduisons toujours les mêmes schémas, avant d’obtenir un poids suffisant pour distinguer les routines et les reprogrammer, quand nous le voulons et le faisons. C’est pourquoi il peut sembler si difficile de changer des comportements ou des façons de penser et d’être, le corps garde les empreintes, les fixe dans l’ADN, et y puise pour chaque nouvelle expérience, avant toute chose.
Inventer la nouveauté implique de dissoudre ces schémas et de repartir à zéro. Ce n’est pas simple, car nous avons aussi besoin de ces automatismes pour de très nombreuses tâches de la vie et de la survie. C’est pourquoi les chemins de maîtrise invitent toujours leurs apprentis à vivre chaque seconde de leur vie comme une toute première, et d’y porter leur attention de façon totale, dans tout ce qu’ils font, si anodin que soit l’acte à accomplir. La présence absolue à ce qui est, ici et maintenant, est une voie mais c’est aussi un but. Très difficile à obtenir ou maintenir dans les tourbillons de nos sociétés et les sollicitations incessantes de nos modes de vies.
En réalité nous fuyons ce que nous cherchons parce que nous le poursuivons, croyant qu’il faut l’atteindre, alors que nous le trouverions si nous arrêtions de le chercher. La formule est connue et elle paraît habile, un jeu de l’esprit, mais elle décrit bien une réalité. Ce que nous cherchons (et qui est nous-mêmes, dans notre unité), ne peut être trouvé que dans cette présence neuve à l’instant, en arrêtant tout, alors est la présence. Ce que nous cherchons est sous la trame de la manifestation, libéré de l’expérience, de la connaissance et des apprentissages. Mais pour trouver que c’est là il nous faut d’abord expérimenter, connaître et apprendre… Quelle plaisanterie avons-nous créée dans cet univers !...
Donc nous fonctionnons sur les bases du passé, par conditionnement biologique, et nous reproduisons celui-ci, et encore et encore, et plus nous travaillons sur nous pour nous en libérer plus nous le renforçons, et nous insistons, nous insistons encore… C’est un gag. Cela changera mais pour le moment c’est ainsi.
Alors parfois, deux à trois fois par an en gros, Mercure devient rétrograde, et nous permet de casser le cercle vicieux. Nous pouvons cesser de courir après nous-mêmes et nous arrêter là, nous retrouver, faire taire le bouillonnement mental et l’agitation nerveuse qui nous parcourt.
Ce n’est pas forcément confortable pour le monde des affaires, ni de la communication, mais justement, c’est l’opportunité de tout repenser, autrement ; ou mieux, de ne plus penser les choses, mais de les intuiter, de les voir prophétiquement, dans leur transcendance, leur lumière originelle. Avec le Sagittaire Mercure peut directement nous mener à la Source de l’Idée, là où les Dieux l’ont rêvée, et la reprendre toute entière avec toutes ses dimensions.
Le Sagittaire voit si grand et si loin, il peut rejoindre tout objectif d’un seul coup de sa flèche, il peut transcender le temps et l’espace, se jouer des limitations et des frontières, c’est vraiment une occasion de reprendre dans nos consciences la pureté du Dessein premier de nos incarnations (toutes ensembles sans distinction).
Ainsi cette Nouvelle Lune montre à la fois la tentation de la répétition et de la routine (de pensée surtout bien sûr), ce que symbolisent le Nœud Sud en Gémeaux et Mars en Vierge, et la proposition de nos âmes de créer le nouveau ici et maintenant, de façon vraiment neuve, sans mémoire du passé. La vie prend un autre goût quand elle devient réellement créative, inventive, et vibre sur des énergies de joie et de passion.


