Le Lion 2011
L'entrée dans le Lion, le 23 juillet 2011 à 4H 12mn en temps universel, précède tout juste le dernier quartier lunaire : la Lune est à la toute fin du Bélier. Mars est conjoint au Nœud Sud dans le Gémeaux, et le Soleil forme un quintile avec Saturne. Les autres aspects, plus larges ou moins parlants pour l'instant, sont le trigone de Jupiter avec Pluton, l'opposition finissante entre Saturne et Uranus avec le double carré à Pluton (notamment Pluton – Uranus), et l'opposition que Mercure en fin du Lion (et trigone Lune) s'apprête à faire avec Neptune rétrograde au premier degré du Poissons.
Je suis personnellement assez interpellée par cette rencontre de Mars avec le Nœud Sud : c'est comme si les conflits potentiels et les mécontentements refoulés jaillissaient dans nos paroles, comme si nous avions à épurer la négativité habituellement retenue, celle que nous cherchons à transformer parce que nous ne pouvons ou ne voulons pas affronter ces ombres laissées par les colères frustrées, les actions bloquées, les atteintes et provocations non réglées. Avez-vous ces derniers temps vécu des conflits qui sont restés larvés, quelqu'un a-t-il suscité votre colère sans que vous puissiez l'exprimer, et tout ce genre de choses ? Vous-même, comment vous exprimez-vous, êtes-vous parfois blessants, ironiques, caustiques ? Crispés dans vos débats et vos prises de position ? Attention, cela risque de ressortir, ou de vous revenir en boomerang, et sans douceur. Les karmas d'agressivité sont mûrs pour être dits, clamés, proclamés !
Nous aurons besoin de la droiture du Lion pour rester dans la justesse. Dire ce qui ne va pas est non seulement une excellente chose, cela est nécessaire, il faut dénoncer ce qui est injuste ou mensonger, mais si l'on perd sa paix et sérénité, et que l'on prononce des mots chargés de haine ou de colère, cela ne résout rien et recrée un autre karma. Cela nous enchaîne à ce que nous voulons changer et le maintient.
Prenons soin de nos paroles. Quand nous ne ressentons pas d'amour, taisons-nous. Quand nous sommes pris dans un tourbillon de communication irréfléchie, quittons la pièce, allons faire un tour. Quand le stress nous contamine d'hystérie, laissons tout en plan et allons dépenser notre énergie par le corps, un bon jogging au-delà du souffle habituel, dix longueurs de piscine, le ménage intégral de la maison, passer la nuit à peindre enfin ce tableau que vous portiez en vous... ou les équivalents selon votre cadre de vie.
Nous avons trop oublié le lien avec la nature et avec le corps, et actuellement, coincés dans nos mentaux, nous vivons sur les nerfs, en quelque sorte. Courir toujours plus vite pour essayer de rattraper le temps, tenter une fois de plus de sauver le monde, ou simplement de survivre coûte que coûte, c'est trop, ça ne marche plus ! TROP !
Posons tout, et débranchons la source d'agitation qui nous fait sortir de notre centre et de nous-mêmes.
Nous n'avons besoin de rien. Nous avons tout ce qu'il nous faut.
Rien n'a réellement d'importance. Nous reviendrons vivre ce que nous voulons, si nous le voulons.
Ce que nous n'accomplissons pas maintenant, mille autres occasions nous seront données pour l'aboutir.
Nous n'emporterons rien après notre mort que la qualité d'être que nous aurons développée. Rien de matériel, rien de la gloire, rien de nos efforts ne nous accompagnera. Seule notre conscience traversera le voile, enrichie de l'amour que nous aurons vécu et fait briller.
Et cette conscience et cet amour, nous les perdons quand nous courons après le temps.
Alors, retrouvons le sens des réalités et des priorités. L'activisme, l'hyperactivité, sont des fuites de soi et du ressenti, des dénis du réel, des esquives pour se cacher de la vie, le signe de vieilles culpabilités non reconnues.
Agir et construire ont besoin d'être menés dans la paix, pour que celle-ci féconde l'œuvre en devenir. Plus nous sommes sereins et silencieux dans l'action, plus celle-ci est efficace. La maîtrise de soi passe par l'écoute et nous avons besoin quotidiennement de cette rencontre avec nous-mêmes dans le silence, de même que le sommeil est nécessaire à notre vie, de même des moments de méditation sont devenus indispensables à notre survie et à notre vie.
Plus que jamais dans ce tourbillon du temps qui nous emporte et nous bouscule, dans les conditions de vie de plus en plus folles qui sont celles de cette période, l'emballement des sociétés et des économies, il est nécessaire de se poser chaque fois que nous le pouvons et de refuser de monter dans ce train de l'hystérie.
Respirons calmement, profondément, sachons voir la beauté en toutes choses, écoutons le moindre chant d'oiseau, le moindre souffle de vent...
Tout est devenu électrique et nous devons nous reconnecter à la terre afin de rétablir le champ qui nous convient. Cela n'empêche pas l'enthousiasme et même la passion, mais une passion connectée, celle qui permet de soulever les montagnes, et non de boxer son voisin, ou pire, soi-même.
Ainsi nous pouvons créer le vrai monde que nos visions nous montrent.


